Acre - Acra (1250-1356)

"d'azur à la bande d'argent" - Diana n° 35, 89, Gras : d'... à la bande de..., sceau de 1314, collection Gaignières.
Guy d'Acre serait fils de Jean de Brienne, roi de Jérusalem de 1210 à 1225, d'après Persigny. Cette thèse a depuis été réprouvée par Perroy.
La similitude des blasons, ou tout au moins des sceaux, nous font plutôt penser à un fils de bâtard d'Etienne de Sancerre, conçu durant le siège d'Acre entre juillet 1190 et la mort d'Etienne entre octobre 1190 et septembre 1191.
Ce bâtard aurait pris le nom de sa ville natale et assister au décès de Guy III de Forez à Acre en 1204.
Il se serait installé en Lyonnais et Forez en suivant les hommes de Guy III.
Son fils Guillaume d'Acre, chevalier, participa à la 7e croisade, était habitué de la cour de Montbrison, seigneur de Magneu et de La Cotille. Son petit-fils fit carrière comme châtelain de plusieurs châteaux du comte Jean. Le lignage s'éteignit avec Jean, tué à la bataille de Poitiers en 1356.

abbaye de l'Ile Barbe

Abbaye de l'Ile Barbe : "d'or à deux clés en sautoir de sable". Steyert f. 35

Située sur l'île Barbe au milieu de la Saône, dans le 9e arrondissement de Lyon, cette importante abbaye était mère de nombreux prieurés en Forez dont ceux de Saint-Rambert et Magneu.

abbaye de La Bénisson-Dieu

Abbaye mère de Citeaux : "d'azur semé de fleur de lis d'or et sur le tout un écusson bandé d'or et d'azur de six pièces et bordé de gueules, avec crosse et mitre".



L'abbaye cistercienne de La Bénisson-Dieu fut fondée en 1138 par Albéric, envoyé par Saint-Bernard, sur les terres de "La Chassagne" et "du Flaché" concédées par deux Seigneurs voisins, Girin de Bonnefont et Ponce de Pierrefite. Construite grâce aux libéralités des comtes de Forez et des vicomtes de Mâcon, l'église primitive date de la fin du XIIe siècle. Le monastère était à l'origine désigné sous le nom de "Abbaye de la Bénédiction de Dieu".
Les moines de La Bénisson-Dieu étaient dits "Moines Blancs" par opposition aux "Moines noirs" de Charlieu et d'Ambierle , issus de Cluny.
L'important monastère était situé au Nord de l'église. Il n'en reste rien, sauf la pierre du puit et le plan qui a été reconstitué. L'église (MH) offre cependant un intérêt certain car elle marque la transition entre les arts Roman et Gothique : Le portail et la rosace de la facade principale, les vitraux en grisaille ainsi que l'autel primitif, sont de plus pur style Roman. Les voûtes sur croisées d'ogives sont de style Gothique. Le clocher (51 mètres dont 13 pour l'élégante flèche) et la toiture de tuiles vernissées polychromes sont construits à partir de 1460.
Au XVIe siècle, les guerres de Religion sont, pour le monastère, une occasion de ruines et de dévastation.
En 1612, les moines Cisterciens permutent avec avec les religieuses Bernardines de Mégemont, en Auvergne.

abaye de Bonlieu

Abbaye mère de Citeaux : "d'azur semé de fleur de lis d'or et sur le tout un écusson bandé d'or et d'azur de six pièces et bordé de gueules, avec crosse et mitre".



Ancienne abbaye située sur la commune de Sainte-Agathe-le-Bouteresse.
Abbaye royale de filles, ordre de Cîteaux, en la paroisse de Boën, fief, domaine, dîme, rente noble. Cette abbaye fut fondée par la maison d'Urfé. (Voir ce nom à Raybe d'Urffé). Renaud de Forez, archevêque de Lyon, accepta la fondation environ l'an 1214. En 1267, le comte de Forez accorda à la maison de Bonlieu et aux hommes de cette maison, reçus en albergement, l'exemption de collecte de taille ; cinq sous à prendre sur Montbrison, pour l'entretien d'une lampe et pour l'entretien de l'office divin ; comme aussi la permission de chasse dans l'étendue fixée et de pêche dans la rivière de Lignon. On voit dans l'église de Bonlieu un beau mausolée que Claude d'Urfé, gouverneur des enfants de France, fit élever en marbre blanc et noir en 1543. ("Fiefs du Forez", page 26)

Sources

Diana :
Christian de MERINDOL - Décor monumental et pouvoir politique : La Diana de Montbrison, Bulletin de la Diana Tome LVIII, 2e trimestre 1999
Perroy :
Edouard PERROY - Les Familles nobles du Forez au XIIIe siècle, Centre d'Etudes Foréziennes - La Diana 1977 - ISBN 2-85145-020-4
Revel :
Emmanuel de BOOS, L'Armorail d'Auvergne, Bourbonnois et Foretz de Guillaume Revel, Créer, Nonette, 1998. Abbréviations utilisées :
  • BGR : Partie I Etude et commentaire de l'Auteur.
  • AGR : Armorial d'Auvergne, Bourbonnois et Foretz de Guillaume Revel. Le manuscrit lui-même.
  • n° : Numéro des armoiries représentées tels que définis par E. de Boss dans sa partie I - Etude et commentaire.
  • p : page du manuscrit de l'armorial où le patronyme ou le lieu apparaît dans la notice de la partie I - Etude et commentaire
Roanne :
Claude GUINARD & Bernard CHAZELLE - Le Château de Roanne, collection Promenade Héraldique en roannais Tome III, Ceux du Roannais, 2009
Steyert :
André STEYERT - Armorial général du Lyonnais Forez et Beaujoais, Laffite Reprints, 2002, réédition de l'édition de Lyon,1860 - ISBN 2-86276-385-3

Aboën (1279-1301)

"parti au 1 d'argent à trois fasces de sable au 2 de sable à trois fasces ondées d'argent". - Steyert (Aboin, anciennement Albuyn) p.1

D'après la mairie d'Aboën, qui a repris ce blason, Guillaume d'Aboën est le plus vieux seigneur d'Aboën connu dès 1279.

Perroy n'adhère pas à cette thèse (Perroy 1 p.36).

Dans les anales de la Société d'Agriculture, Industrie, Sciences, Arts et Belles-Lettres du département de la Loire, Il est dit que le premier possesseur de la maison forte d'Aboën est Pierre d'Aboin au XVe siècle qui fit rénover son terrier au XVe siècle.
Un Pierre d'Albuin du Deveys existe au XIVe sicele (Perroy 5C V p.46).

Fieffé à Triel sur Luriecq, c'est à Saint-Marcellin-en-Forez, par l'achat du domaine de Poncet Giraud, qu'Aboën va laisser son nom à cette terre.